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Covid-19 : Remerciements Du Jour

Covid-19 : Remerciements du jour

INFOLETTRE DU JEUDI 9 AVRIL 2020

Depuis que notre premier ministre M. Legault a lancé ses remerciements du jour lors de ses conférences de presse quotidiennes, et depuis qu’on parle des anges gardiens de la santé et des services sociaux, nous croyons que votre travail comme criminologues, affectés en majorité à des services qualifiés d’essentiels pour la protection du public, devrait être souligné à grand trait. Votre travail est peu connu en général dans la société. Pourtant, la majorité d’entre vous êtes sur la ligne de front et gérez de très grands risques, pour votre clientèle, mais aussi pour vous et votre famille. En attendant que vous fassiez l’objet à votre tour des remerciements du jour du premier ministre, nous voulons aujourd’hui vous adresser nos propres remerciements du jour.

Merci à ceux d’entre vous qui œuvrent dans le système correctionnel québécois. Déjà difficile en temps normal, votre travail se complexifie durant cette pandémie. Que vous soyez dans les institutions carcérales, ou en suivi externe, votre mission de protection de la société se complique par le confinement, la nécessité de protéger les détenus contre le virus, tout en vous protégeant vous-mêmes et vos familles.

Merci aussi à nos membres qui œuvrent dans les services correctionnels canadiens. Avec la contamination déjà présente dans au moins deux pénitenciers du Québec (Joliette et Port-Cartier), vous avez aussi à faire face à des inquiétudes importantes, tout en maintenant les services essentiels.

Merci aux criminologues intervenants dans le réseau communautaire, qui, notamment, se cassent la tête pour protéger les résidents, tout en respectant les balises des libérations conditionnelles. Dans beaucoup de milieux communautaires, les intervenants ont peu de moyens pour se protéger et font face à des défis logistiques importants quand un résident présente des symptômes de la COVID-19 et doit tout de même continuer à bénéficier des services de réinsertion sociale.

Merci aux criminologues qui œuvrent auprès des victimes. Parce qu’il continue d’y avoir des victimes, et parce que le soutien psychosocial est encore plus important dans ce contexte anxiogène, votre rôle est crucial. Je pense entre autres aux membres qui travaillent dans les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence. La situation de confinement des familles augmente les risques de violence, et il est bon de savoir que vous êtes toujours là, prêts à venir en aide à tous ceux et celles qui vivent des crises familiales.

Merci aux criminologues du réseau de la santé et des services sociaux, qui travaillent auprès des clientèles vulnérables, que ce soit auprès des itinérants, des jeunes contrevenants, des personnes présentant des problèmes de dépendance ou de santé mentale. Votre travail n’est jamais simple, mais il est d’autant plus complexe dans le contexte de la pandémie. Un grand merci aussi à nos criminologues de la protection de la jeunesse. On connaît les énormes défis qui se présentaient à vous avant la pandémie. Il est encore plus difficile de gérer le risque et de bien aider les familles quand le confinement réduit les ressources et isole les enfants.

Tous et toutes vous êtes des sentinelles de la protection du public, et votre travail force l’admiration. Sur la ligne de côté, nous voulons vous soutenir, et voici quelques moyens que nous avons mis en place :

  • Notre foire aux questions, pour répondre à l’ensemble des questions que se posent nos membres sur leur pratique professionnelle et leur sécurité comme intervenant. N’hésitez pas à la consulter sur notre site, et à nous contacter si vous n’y trouvez pas réponse à vos questions.
  • Un site Internet constamment à jour sur les directives et meilleures pratiques en temps de pandémie.
  • Un processus d’admission plus rapide, pour s’assurer que les nouveaux criminologues fraîchement sortis de l’Université puissent rapidement venir prêter main-forte.
  • Un relais de vos préoccupations vers les instances ministérielles, lorsque requis.
  • Un assouplissement des règles pour la formation continue.

Michèle GoyetteAu nom de l’OPCQ et au nom des milliers de personnes que vous continuez d’aider au quotidien, le plus sincère des mercis !

Michèle Goyette, criminologue
Présidente


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