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ON PARLE DE L’OPCQ DANS LE COURRIER PARLEMENTAIRE

Suite à la présentation de son mémoire lors des consultations particulières et auditions publiques sur le PL-15 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives :

 

DES JEUNES EN PÉRIL QUAND ILS SONT LAISSÉS À EUX-MÊMES

(LCP) La consultation en commission parlementaire sur le projet de loi 15 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives est l’occasion pour des groupes d’intérêts de regretter que les jeunes qui ont passé une partie de leur vie en famille d’accueil soient soudainement laissés à eux-mêmes quand ils atteignent 18 ans.

De l’avis de l’Ordre professionnel des criminologues,

c’est un saut périlleux et excessivement difficile pour eux. Plusieurs recherches en font état, mettant en lumière leur immense vulnérabilité dans ce contexte ».

L’Ordre professionnel rappelle que la Commission Laurent dont le rapport a inspiré le P.L. 15 recommande que le soutien financier aux organismes communautaires qui viennent en aide à ces jeunes comme le réseau des Auberges du Cœur

soit majoré, d’une part, et d’autre part, qu’une subvention au logement puisse être accessible aux jeunes en réinsertion sociale après un placement ».

Pour l’Ordre des psychologues, il est important d’offrir au jeune un continuum de services dont il pourra bénéficier pour faire face aux exigences de la vie adulte « et, à cet égard, la nouvelle disposition du projet de loi, si louable soit-elle, demeure timide ».

L’Ordre [des criminologues] recommande d’aller plus loin et de libeller des obligations plus « structurantes quant à l’obligation d’un accompagnement qui ne se ferait pas qu’au moment du passage à la vie adulte, mais bien en amont et en aval de ce passage ».

Un intervenant pivot devrait être désigné pour « centraliser et porter les besoins de l’adolescent bientôt adulte ou un intervenant-liaison pouvant faire le pont entre ces deux réalités, celle de l’adolescence et celle de la vie adulte ».

TRANSMISSION D’INFORMATIONS : SUJET DÉLICAT

(LCP) La divulgation d’information est souvent un sujet sensible. Les informations qui concernent les jeunes ne font pas exception.

L’Ordre professionnel des criminologues est d’avis que le projet de loi 15 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives pourrait être plus précis

face au concept de subordination de la transmission d’informations à l’intérêt de l’enfant ou à la protection d’un autre enfant ».

Le P.L.15 devrait être clair et assurer la confidentialité aux jeunes et aux parents qui vont chercher de l’aide auprès d’organismes œuvrant notamment dans les champs de la santé mentale ou de la dépendance. On croit qu’un lien de confiance doit exister pour engager les personnes dans un processus de changement.

Dans certaines situations, on devrait limiter la portée du texte à la divulgation de renseignements pertinents et nécessaires pour assurer la protection d’un enfant et pour faciliter la concertation et la cohérence des interventions.

Au-delà de l’échange d’informations nécessaire pour éclairer le Directeur de la protection de la jeunesse « quant à l’existence d’une situation pouvant mettre en péril la sécurité ou le développement d’un enfant, la communication d’informations devrait être circulaire, strictement limitée aux informations pertinentes et nécessaires eu égard au rôle de chacun dans le cadre de la prise en charge de la situation ».

L’Ordre des psychologues pense que ce ne sont pas les intervenants qui devraient avoir le fardeau d’interpréter les dispositions de la loi en matière de diffusion de l’information. « Nous ne devrions pas lui laisser porter ce fardeau, mais plutôt le guider en développant notamment des lignes directrices afin de lui permettre de savoir quelle information il peut transmettre dans l’intérêt de l’enfant comme le suggère le rapport de la commission Laurent », dit-on.

POUR LE MAINTIEN DU SOUTIEN APRÈS 18 ANS

(LCP) La Centrale des syndicats démocratiques et les Associations démocratiques des ressources à l’enfance demandent au ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux de faire des ajouts dans le préambule du projet de loi 15 modifiant la Loi sur la protection de la jeunesse et d’autres dispositions législatives.

D’après la CSD, Lionel Carmant devrait ajouter « la consultation des familles d’accueil, et ce, dans l’intérêt de l’enfant ».

Par ailleurs, on convient que l’assouplissement des règles de confidentialité aura pour conséquence de faciliter l’échange d’information « pour une meilleure compréhension de la situation de l’enfant et, au bout du compte, une intervention plus efficace ».

Le groupe dit avoir un « important bémol » dans « l’approche au compte-gouttes » quant à la « prolongation des services et du soutien à l’enfant au-delà de 18 ans ».

On rappelle que « même pour les jeunes qui n’ont pas connu de placement, se débrouiller seul à 18 ans n’est pas toujours évident; imaginez ce que c’est quand l’enfant a dû être retiré de son milieu familial parce que sa sécurité ou son développement avaient de sérieux risques d’être compromis », fait-on valoir.

Aussi, « il devrait être affirmé plus clairement que les services et le soutien aux jeunes puissent être maintenus, le cas échéant, jusqu’à l’âge de 21 ans, si les jeunes le désirent ».

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