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Bien Prendre Soin De Nous Pour Bien Prendre Soin Des Autres

Bien prendre soin de nous pour bien prendre soin des autres

INFOLETTRE DU VENDREDI 22 MAI 2020

 

L

e retour du beau temps et les annonces récentes de déconfinement nous font actuellement voir un peu de lumière au bout du tunnel. Il est possible aussi qu’après des mois d’inquiétude et d’adaptation professionnelle et personnelle, la fatigue mentale commence à se faire sentir. Déjà, les criminologues, peu importe leur milieu de pratique, sont des professionnels à risque de vivre une certaine usure de compassion.
Le niveau de risque que vous gérez au quotidien, jumelé à un contact constant avec la détresse sociale, crée un contexte favorable à l’épuisement.»

En temps de pandémie, de surcroit, l’anxiété augmente chez les personnes avec lesquelles nous travaillons, qu’on soit en milieu institutionnel ou communautaire, qu’on travaille avec des jeunes ou des adultes, contrevenants ou victimes. Et qu’on le veuille ou non, cette anxiété peut se propager chez les intervenants. Sans vouloir être alarmiste, on est bien conscient qu’après les mois difficiles que l’on vient de vivre au Québec, il y aura probablement une recrudescence de besoins en santé mentale et services sociaux dans les prochains mois, chez la population en général et aussi chez les soignants de la santé et des services sociaux.

C’est pourquoi la Table des ordres du domaine de la santé mentale et des relations humaines a mis sur pied un sous-comité qui sera chargé de travailler avec le MSSS afin de proposer des mesures de soutien de proximité qui pourraient aider à prévenir une dégradation de la santé mentale chez le personnel au front, en santé physique ou mentale. Nous savons que certaines organisations ont déjà mis en place des formules de soutien qui semblent vraiment atténuer le stress et la fatigue vécue sur le terrain. On doit répliquer les bonnes idées, innover aussi et s’assurer qu’on n’oublie personne. C’est un travail préventif qui permettra de garder les troupes en santé et on en a bien besoin.

Comme membre de ce sous-comité, je souhaiterais bien être alimentée par nos membres.

Vos idées sur les meilleurs moyens de vous soutenir dans votre travail, sont évidemment les bienvenues, »

n’hésitez pas à nous écrire, nous souhaitons toujours avoir le pouls du terrain.

Nous vous tiendrons au courant des résultats de ces travaux. En attendant, je vous laisse avec le lien suivant vers un texte qui s’adresse principalement aux professionnels de la santé, mais qui me semble tout à fait pertinent pour les criminologues aussi.

Bonne lecture !

Michèle GoyetteMichèle Goyette, criminologue
Présidente

 

 


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